Sonnet pour Nina

Des yeux doux dorment dans l’orme de ton visage
Dessiné à la serpe par un Dieu aveugle.
Il a creusé tes formes, gonflé ton image
Pour qu’en te voyant j’oublie ce monde qui beugle.

Je te vois arborer ce blason déifiant,
Moi, le petit garçon à peine émancipé.
Ta présence est grandiose, tes airs terrifiants,
Le brouillard d’un regard peine à se dissiper.

Je veux te remercier par ce poème pieux :
Tu es belle d’avoir offert à l’éploré
Ces quelques mots si simples et pourtant si précieux.

Tu ouvris par ta voix la profonde forêt
Que le chasseur parcourt mais jamais ne meurtrit
Car splendide est la terre où ton calme fleurit.

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