C’est une grande chambre où règne la pénombre,
Morte plus que calme et vide et poussiéreuse.
Un souffle suffirait, s’il traversait son ombre,
A ressusciter des frimas d’enfance heureuse.
Mais la fenêtre est close et la porte fermée.
La maîtresse partie jamais ne reviendra.
La tristesse a fleuri, le lugubre a germé :
Rien ne bouge et les draps ne bordent que les draps.
Sur le petit bureau où se penchait la fille,
Un vase est asséché où se tient une rose.
Dressée dans l’air désert, funeste, son teint brille.
Ses pétales n’attendent que le souffle doux
Pour mettre un point final à leur longue nécrose
Et aller se coucher sur le bois clair et roux.